
Atteindre l’indicible reste mon aspiration la plus profonde, là ou la frontière entre le reel et l’irréel disparaît, connexion entre les molécules des fibres et les miennes. S’alléger, se dépouiller, traverser les strates qui me constituent. Je réalise mes oeuvres à base de fibres végétales. Après la collecte des plantes dans la nature, démarche d’ordre spirituel, je transforme ces plantes, par des cuissons, en matières « papérisées », par l’extraction de la cellulose des plantes. Le travail de l’eau dessine dans les matières et raconte la vie. Les couches délicates ou douloureuses que l’on arrache pour atteindre son intériorité nous encombrent mais nous constituent à la fois.
Je suis invitée dans l'atelier de Marilou (Pilou) Glinz le temps du week-end.